Conférence de Myriam Lefkowitz sur la physique de l’éther et Atelier de Simon Ripoll-Hurier sur le “Remote Viewing”

19/05/17 | 19h30 - 21h

“Les formes de mouvements qui apparaissent dans l’expérience de Et sait-on jamais dans une obscurité pareille, qu’ils soient mentaux ou incarnés dans les corps ou les objets, pourraient relever de cette vibration continue de la matière qui traverse indistinctement les catégories chose/corps/air. Mettant en jeu, par le biais des sensations concrètes, les catégories de jugement et de perceptions du spectateur et des danseurs, le dispositif questionne la notion même de contour.
A la fin du 19ème siècle, dominait une conception profane de la réalité manifeste dans des découvertes scientifiques qui démontrèrent l’existence de phénomènes invisibles à l’œil humain (les rayons X, la télégraphie, les ondes électromagnétiques, un peu plus tard la radioactivité) qui remettaient en question la validité de l’œil comme instrument de perception.
La solidité de la matière était mise à l’épreuve : il n’était pas impossible que la matière soit radioactive en continu et que les objets émettent constamment des particules dans l’éther environnant. On émit même l’hypothèse que la source de la matière soit l’éther lui même, remplissant le moindre interstice de l’espace par sa continuité infinie. L’idée circulait alors que les vibrations de l’éther avaient des pouvoirs et des qualités amplement suffisants pour rendre compte de tout, même de la transmission de pensée. La dématérialisation de la matière avait pour conséquence la matérialisation des formes issues de l’éther.”

 

L’artiste Simon Ripoll-Hurier animera une pratique publique de Remote Viewing (technique de vision à distance consistant à produire une description de ce que l’on ne voit pas).