Karim Kal

Entourage 1, La Guillotière/Lyon, 2018

Courtesy de l’artiste

 

Nengi Omuku

Flower power, 2020

Courtesy de l’artiste et Kristin Hjellegjerde Gallery 

 

 

 

Karim Kal & Nengi Omuku

12 mai — 24 juil. 2021

  • Commissariat : Marc Bembekoff
  • Vernissage : 11 mai 2021
Cette exposition permet de faire dialoguer le travail et les recherches de deux artistes qui ne se connaissent pas mais dont les champs d’investigation peuvent se faire écho : ici, les toiles colorées et habitées de Nengi Omuku (née en 1987, vit et travaille à Lagos) répondent aux images photographiques désincarnées et quasi-abstraites de Karim Kal (né en 1977, vit et travaille à Lyon et Alger).
 
En prenant sa source dans une certaine politique du corps et dans les complexités qui entourent l’identité et la différence, Nengi Omuku observe comment les êtres humains se positionnent et s’adaptent les uns aux autres dans l’espace. Sa peinture nous montre des formes anthropomorphes colorées, qui contrastent avec les paysages qu’elles habitent. En témoignant de l’intérêt qu’elle porte à un corps collectif et à la vie en communauté, les dernières toiles de Nengi Omuku sont peintes sur des pans de tissu traditionnel nigérian connu sous le nom de Sanyan : ses oeuvres révèlent ainsi les complexités d’identité et d’appartenance en lien avec le genre, la race et l’héritage culturel. Née au Nigéria, ayant suivi des études à Londres, la jeune artiste porte un regard sur son pays d’origine où se mêle références au passé et vision onirique du futur.

La pratique photographique de Karim Kal s’inscrit dans une démarche documentaire qui interroge l’influence de l’architecture sur nos habitudes et envisage le bâti comme un marqueur culturel et idéologique. Avec ses paysages urbains nocturnes, il dessine les contours sociaux et politiques de ces environnements, comme autant de cadres d’écrans noirs dans lesquels il est possible de projeter d’innombrables histoires.