Karim Kal

Entourage 1, La Guillotière, Lyon, 2018

Courtesy de l’artiste

 

Nengi Omuku

Flower power, 2020

Courtesy de l’artiste et Kristin Hjellegjerde Gallery 

 

 

 

À corps défendant

Exposition de Karim Kal et de Nengi Omuku

18 sept. — 11 déc. 2021

  • Commissariat : Marc Bembekoff
  • Vernissage : 17 sept. 2021

Cette exposition permet de faire dialoguer le travail et les recherches de deux artistes qui ne se connaissent pas mais dont les champs d’investigation peuvent se faire écho : ici, ce sont les toiles colorées et habitées de Nengi Omuku (née en 1987, vit et travaille à Lagos) qui répondent aux images photographiques désincarnées et quasi-abstraites de Karim Kal (né en 1977, vit et travaille à Lyon et Alger). Tous deux questionnent la façon dont les corps tentent de s’émanciper d’un cadre normatif, qu’il soit social, architectural ou politique.

 

Influencée par une certaine politique du corps et par les complexités qui entourent l’identité et la différence, Nengi Omuku observe comment les êtres humains se positionnent et s’adaptent les uns aux autres dans l’espace. En réaction aux récentes expériences contraignantes du confinement, les dernières peintures de Nengi Omuku témoignent de l’intérêt que l’artiste porte au corps collectif et à la vie en communauté. Peints sur des pans de tissu traditionnel nigérian (Sanyan), les portraits colorés qu’elle réalise sur fond de paysages oniriques semblent glisser de formes anthropomorphes en surfaces bariolées, révélant ainsi des problématiques en lien avec le genre, la race et l’héritage culturel.

En prenant ses distances avec un certain lyrisme propre à une tradition de la photographie documentaire, la pratique de Karim Kal se nourrit davantage de références à l’Histoire de l’Art comme l’abstraction ou le minimalisme. Éminemment politique et poétique, sa démarche photographique rend compte d’une forme de coercition spatiale induite par une supposée ergonomie structurelle et sociale. Les grands aplats monochromes que Karim Kal privilégie dans ses images ancrent ces dernières dans une critique de la domination provoquée par l’influence de l’architecture sur nos habitudes, et envisage le bâti comme un marqueur culturel et idéologique. Avec ses paysages urbains nocturnes, il dessine les contours sociaux et politiques de ces environnements, comme autant de cadres d’écrans noirs dans lesquels il est possible de projeter d’innombrables histoires.

 

Cette exposition bénéficie du soutien de l’ADAGP et de la Copie privée.

Programme culturel

Samedi 25 septembre 2021, 15h

Visite de l’exposition avec Nengi Omuku

 

Dimanche 10 octobre 2021, de 14h à 18h

Ouverture exceptionnelle de l’exposition

15h : Visite de l’exposition avec Marc Bembekoff, commissaire de l’exposition et directeur de La Galerie

 

Samedi 20 novembre 2021, 15h

Visite de l’exposition avec Karim Kal

 

Samedi 4 décembre 2021

Visite de l’exposition dans le cadre d’un TaxiTram

TRAM, réseau art contemporain Paris/Île-de-France

+33 (0)1 53 34 64 43 / taxitram@tram-idf.fr

 

Samedi 11 décembre 2021, 16h30

Table ronde avec Karim Kal, Pascal Beausse (critique d’art et responsable de la collection photographie du Centre national des arts plastiques) et Isabelle Renard (cheffe du service des collections et des expositions au Musée national de l’histoire de l’immigration)

Les Samedis créatifs (6 - 12 ans)

Chaque samedi, de 14h30 à 16h (en dehors des vacances scolaires)

Ateliers gratuits, sur inscription : lagalerie.publics@noisylesec.fr

 

L’artiste intervenante Céline Drouin Laroche propose d’explorer plusieurs techniques plastiques en lien avec l’exposition.

 

En savoir + sur les Samedis créatifs

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